dimanche 11 janvier 2009

Bonjour, alors, oui, nous sommes toujours vivants, après quatre mois d'interruption de notre blog, dûs à la perte de notre appareil photo fétiche, et à une énorme flemme. Cela dit pas de nouvelles, bonnes nouvelles. La preuve en images :

Alors d'abord, Sven est parti au Brésil avec deux potes, dans les environs de Fortaleza, dans l'Etat du Ceara, au Nord.


Le Brésil du Nordeste, c'est d'abord des paysages somptueux, et l'été toute l'année. Ce qui est déjà un sacré concept.

C'est aussi un coût de la vie hallucinant : ci dessous, une vue de notre poussada: 10 reais la nuit par personne soit 3 euros et des brouettes. (Là encore, sacré concept)



C'est aussi de la viande comme j'en ai jamais mangé, et des caïpirinhas excellentes à moins de un euro...(Sacré concept également)






Le nord du Brésil est aussi connu pour les gens super sympas qui vous tapent la tchatche à l'image de ce pêcheur-serveur du bar où l'on s'était arrêté qui est venu nous montrer ses poissons et a tapé un foot avec nous sans rien nous demander. Sacré concept...


N'oublions pas bien sûr les petits concerts Reggae dans les bars sur pilotis placés sur la plage. Ouverts jusqu'à 5h pour le lever de soleil.Au risque de passer pour un gros beauf, je me dois aussi de préciser l'existence de jeunes filles métissées désespérement plus nombreuses que les garçons. Ce qui change quelque peu la donne. Il leur arrive par exemple de venir se prélacer sur la plage, juste quelques mètres devant trois gus. Alors que la plage est clairement pas surpeuplée. (Sacré concept on vous dit)



Bref, le Brésil, on apprécie


Voilà pour le Brésil...
Ensuite, il y a eu Noël. Un Noël sans sapin et sans famille. Tous les deux, seuls, abandonnés de tous, on s'est occupé comme on a pu, en gardant une maison. C'était dur...

On s'est fait violence...
Des amis sont tout de même venus nous apporter leur soutien, pour le réveillon du 24 décembre (pas de photos pour l'instant) et pour quelques parties de billard.


Mais un jour, les propriétaires de ce charmant petit squat revinrent, nous condamnant à l'exil, au Surinam.
Après un passage par Saint-Laurent et deux ou trois allers-retours sur le Maroni pour se mettre en règle, histoire que tout le monde comprenne bien que nos intentions étaient clairement touristiques, nous arrivions à Albina, soeur surinamaise de Saint-Laurent.

Sven était aux anges...


Albina

A Albina, une foule de rasta taxidrivers nous attendait, tous avec la même intention : nous conduire à Paramaribo rapidement, à un prix défiant toute concurrence (guyanaise). C'est parti à 120km/h sur une route large comme une départementale et trouée comme de l'emmental.
Deux heures plus tard, nous arrivions sains et saufs à Paramaribo.

Paramaribo, c'est...

Un centre-ville classé patrimoine mondial de l'UNESCO... (Oui on sait, Le Havre aussi mais bon...)

La capitale de la Parbo. Non, on ne boit pas de Heineken à Paramaribo.

Une ville qui vit autour de son fleuve, le Surinam... (OK, ça c'est plutôt classique, mais la photo est sympa)

Une ville multiculturelle, avec des mosquées un peu partout, ici à côté d'une synagogue.


Une ville avec une communauté indienne qui aime Britney Spears.


Une ville avec des gens qui pêchent sur le fleuve.


Une ville avec des monuments éclairés la nuit

Une ville avec un vrai sapin.


Une ville avec des couchers de soleil


Mais aussi une ville où l'on peut faire du vélo et regarder l'horizon...


...et où on traverse le fleuve avec son vélo.

Bref, la ville toute trouvée pour passer le nouvel an.
Après une première partie de soirée populaire passée dans un petit bar au bord du fleuve, au son du reggae et des pétards (qui font du bruit, les pétards...), notre instinct de bourgeois nous a rattrapé et nous nous sommes incrustés dans un hôtel de luxe, avec piscine, feux d'artifice et casino.





S'en est suivi un mois de janvier pendant lequel nous fûmes relativement papyesques. Buvage de bières et balades dominicales en forêt rythment notre vie cayennaise. La môman de Sven (escortée par le grand frère) va venir mettre de l'ordre dans tout ça, Cécile apprend à cuisiner des nouveaux plats (autres que la quiche lorraine et les pâtes au pesto), et Sven envisage de ranger sa chambre. Ca devrait bien se passer.

Bises à toutes et à tous !

Cécile et Sven


dimanche 24 août 2008

Bonjour les gens, quelques petites nouvelles quand même, histoire que vous ne nous oubliiez pas, dans votre lointaine métropole. Quelques photos éparses de ces derniers temps.

Tout d'abord l'été en Guyane, c'est l'époque où les gens qui ont de grandes maisons partent en vacances loin (parce que les gens qui ont de grandes maisons ont beaucoup d'argent.)

Du coup ça laisse de grandes maisons vides dans une région ou y'a pleins de gens qui ont très peu d'argent.
C'est pour ça que les gens qui ont beaucoup d'argent cherchent des gens qui n'ont pas beaucoup d'argent, mais un peu quand même, pour occuper leur maison sans voler ce qu'il y a dedans. Et ces gens c'est nous.


Nous avons donc passé un été assez Beverlyhillsesque dans de grandes maisons avec piscine ou plage (on n'a pas réussi à avoir les deux). Ci-dessous, la grande maison que Sven a squatté pendant deux semaines avec son ami Michel (lorsque Cécile était en métropole pour l'essentiel).




Au dessus: Vue le matin (la mer est au fond du jardin), ci-dessous, les collocs : Ti Punch et son frère jumeau (oui, tout le monde s'en fout, mais pour nous c'est important -Ti Punch c'est le plus mignon).


Et voici Michel, le colloc de Sven très montpelliérain, dans l'accent comme dans la coupe de cheveux. Pris ici lors d'une soirée dans notre appart cayennais.



Pour en revenir à notre été beverlyesque, il se trouve que dans la maison que nous squatâmes au bord de la mer, les sorties nocturnes sont ponctuées, pendant l'été, d'éclosions de tortues...


Alors les tortues, c'est simple, d'abord vous marchez sur la plage, et vous tombez sur ça:


Des mini tortues luth, qui viennent d'éclore, les premières à avoir cassé leur oeuf sont poussées vers la surface, par la trentaine de leur frères et soeurs qui sont dans le sable. Après une bonne petite sieste, tout ce petit monde se met en marche. Ca donne ça :

Tintintin...






Choupinet n'est-ce pas ? C'est beau la nature, ça donne envie d'aller pêcher dans un carbet non?







Allons-y !



Petite photo prise lors de l'arrivage, comme vous pouvez le constater ce carbet est un pont (et oui, il y a des Leader Price en Guyane. Et non, on ne fait pas la gueule, on vient juste de respirer les émanations douteuses du barbecue préparé, sous la pluie, par Sven et ses acolytes) . Et au dessous coule une rivière. Ce qui permet plein d'activités ludiques :

Telles que : le combat de frites :



Michel et Valentin en pleine explication.



La pêche :


Ici l'aïmara pêché par Sven.




Mais sinon c'est quand même essentiellement la glande absolue: comatage en hamac, magazine à l'appui, et une mouche qui tourne dans la chaleur épaisse.
Yolaine en pleine lecture.





Ce trop plein d'activité nous a poussé, le week-end d'après, à aller nous ressourcer à Saül, qui, comme nous vous le disions plus tôt est une petite bourgade de 60 habitants à l'année, perdue au milieu de la forêt, et accessible uniquement par (très petit) avion.


Nous partîmes donc 18, dans un petit coucou très sensible aux perturbations, et découvrîmes les charmes de la forêt Guyanaise "vue du ciel" :








Alors bien sûr, comme toute forêt de nos jours, la guyanaise a ses problèmes, si elle échappe à l'arrachage massif de ses arbres, ceux-ci cachent une armée d'orpailleurs qui laissent des cicatrices plus ou moins visibles.



Voilà pour les plus visibles:





Cela dit là il s'agit d'orpaillage légal, pas forcément le plus nocif, on croise d'ailleurs dans Saül quelques orpailleurs clandestins, qui effectuent le ravitaillement pour leurs potes non recensés, et sans doute innombrables, qui ceinturent le village. On les reconnaît façilement, ils font plutôt la gueule. il faut éviter de les chercher, c'est tout...




Quand au village, il est mignon tout plein.









On a pris trois jours pour sillonner les chemins des environs, et découvrir une forêt primaire de toute beauté, allez, on vous en remet un p'tit peu :




Un arbre cathédrale...




Mais aussi des criques à l'eau translucide et d'une fraîcheur salutaire.




Et quelques bêtes...






On vous laisse sur cette séquence émotion, notre première mygale. N'a-t-on pas envie de la serrer dans ses bras, cette jolie petite boule de poils ??


Sur ce, à bientôt, voir à très bientôt, en ce qui concerne Sven de retour en métropole le 4.